Carnet de route · Islande
Roadtrip en Islande : l’itinéraire testé en 7 jours
Sept jours suffisent pour découvrir une Islande spectaculaire, à condition de renoncer à vouloir tout voir. Cet itinéraire suit la côte sud puis remonte par l’est et le nord avant de revenir à Reykjavík. Il privilégie les grands paysages, quelques détours bien choisis et un rythme réaliste, sans transformer chaque journée en longue course contre la montre.
Avant de partir : le bon véhicule et la bonne saison
Pour ce parcours, une voiture classique suffit entre mai et septembre, lorsque la route circulaire est généralement dégagée. Un 4x4 devient utile si vous souhaitez emprunter les pistes des Hautes Terres, mais celles-ci ne font pas partie de cet itinéraire. En dehors de l’été, les conditions changent vite : vent violent, verglas et fermetures ponctuelles peuvent imposer de modifier l’ordre des étapes.
Réservez les hébergements quelques semaines à l’avance, surtout en juillet et en août. Les guesthouses familiales et les fermes-auberges offrent souvent une expérience plus chaleureuse que les hôtels des grands centres. Avant chaque départ, consultez l’état des routes et la météo : en Islande, un détour de deux heures peut devenir une question de sécurité.
Jours 1 et 2 : Reykjavík, le Cercle d’Or et la côte sud
Jour 1 — Reykjavík et Þingvellir
Commencez doucement à Reykjavík. Une promenade autour du vieux port, un café dans le quartier de Grandi et la silhouette de Hallgrímskirkja donnent un premier aperçu de la capitale. En début d’après-midi, prenez la route vers Þingvellir, parc national posé entre deux plaques tectoniques. Les passerelles traversent une vallée immense où l’histoire parlementaire de l’Islande rencontre une géologie impressionnante.
Poursuivez jusqu’à Laugarvatn ou Flúðir pour dormir au calme. Cette première étape courte permet de récupérer du vol et d’éviter l’erreur classique qui consiste à vouloir atteindre la côte sud dès le premier soir.
Jour 2 — Geysir, Gullfoss et les premières cascades
Le geyser Strokkur jaillit régulièrement, parfois plusieurs fois en quelques minutes. Arrivez tôt pour profiter du site avant les groupes, puis rejoignez Gullfoss, une double chute qui s’enfonce dans un canyon basaltique. Après le déjeuner, continuez vers la côte sud par la route 1.
Arrêtez-vous à Seljalandsfoss, derrière laquelle un sentier permet de marcher lorsque les conditions le permettent, puis à Skógafoss. La seconde cascade est plus puissante et photogénique en fin de journée, lorsque la lumière descend sur le rideau d’eau. Nuit à Skógar, Hvolsvöllur ou Vík selon vos envies.
Jours 3 et 4 : plages noires, glaciers et lagunes
Jour 3 — Vík et le parc de Skaftafell
La plage de Reynisfjara mérite une visite matinale : ses colonnes de basalte et ses aiguilles rocheuses composent l’un des décors les plus singuliers du pays. Restez loin de l’eau, même par mer calme, car les vagues dites « scélérates » peuvent atteindre le rivage sans prévenir. À Vík, faites une pause pour déjeuner avant de poursuivre vers l’est.
Le parc national de Skaftafell propose plusieurs randonnées. Le sentier menant à Svartifoss demande environ deux heures aller-retour et traverse une végétation étonnamment dense. Pour une version plus contemplative, choisissez le point de vue de Sjónarnípa, à condition d’avoir suffisamment de temps et une météo stable. Dormez près de Kirkjubæjarklaustur ou de Skaftafell.
Jour 4 — Jökulsárlón et les fjords de l’Est
Levez-vous tôt pour découvrir Jökulsárlón, la lagune glaciaire où des blocs de glace dérivent lentement vers l’océan. La plage de Diamant, juste en face, est souvent plus calme à marée basse. Prenez le temps d’observer les phoques et la lumière qui transforme les icebergs bleutés.
La route devient ensuite plus sauvage. Les fjords de l’Est se découvrent sans programme trop rigide : un village de pêcheurs, une crique, une station-service isolée peuvent devenir les meilleurs souvenirs de la journée. Egilsstaðir constitue une base pratique, mais une petite maison d’hôtes à Seyðisfjörður apporte davantage de caractère si la route est ouverte.
Après plusieurs journées de paysages bruts, certains voyageurs choisissent de prolonger l’expérience par une parenthèse culturelle avant ou après l’Islande. Pour préparer une sortie urbaine avec le même goût des itinéraires choisis, que-faire-lyon.fr propose des sélections de quartiers, d’expositions et d’adresses lyonnaises loin des listes impersonnelles. Cette respiration entre deux grands voyages aide aussi à retrouver le plaisir de flâner sans voiture.
Jours 5 et 6 : le nord, entre sources chaudes et paysages volcaniques
Jour 5 — Le lac Mývatn
Depuis Egilsstaðir, la route rejoint le nord en traversant des plateaux désertiques. Autour du lac Mývatn, consacrez la journée aux formations volcaniques de Skútustaðagígar, aux pseudo-cratères de Hverfjall et aux fumerolles de Námafjall. Le contraste entre la terre noire, les mousses et les vapeurs soufrées est saisissant.
Prévoyez une baignade dans les bains naturels de Mývatn en fin d’après-midi. Moins vastes et souvent plus paisibles que le Blue Lagoon, ils offrent un moment idéal pour relâcher les épaules après plusieurs heures de route. Nuit à Reykjahlíð ou à Akureyri.
Jour 6 — Goðafoss et Akureyri
La cascade de Goðafoss, la « chute des dieux », se trouve à quelques minutes de la route 1. Ses deux rives permettent de varier les points de vue et la visite ne demande qu’une heure. Continuez vers Akureyri, petite ville posée au bord de l’Eyjafjörður. Son jardin botanique, ses maisons colorées et ses cafés en font une étape agréable, plus vivante que les villages traversés jusque-là.
Si vous préférez la nature à la ville, remplacez Akureyri par une sortie d’observation des baleines depuis Húsavík. Réservez toutefois cette activité à l’avance et gardez une marge pour les conditions de mer.
Jour 7 : retour à Reykjavík et derniers détours
Pour cette dernière journée, comptez environ cinq heures de conduite entre Akureyri et Reykjavík, sans les pauses. Partez tôt et choisissez un seul détour : les falaises de Borgarnes, une baignade dans une piscine municipale ou la péninsule de Snæfellsnes si votre vol est le lendemain soir. Ne surchargez pas cette journée ; les paysages traversés méritent mieux qu’un regard depuis le siège passager.
De retour à Reykjavík, terminez par un dîner simple dans le centre. Gardez vos dernières couronnes pour une boulangerie, un pull en laine ou une boîte de sel islandais : les souvenirs les plus justes sont souvent les plus modestes.
Les repères qui rendent le roadtrip plus fluide
- Limitez les étapes à trois heures de conduite quand une randonnée est prévue.
- Faites le plein dès que le réservoir descend sous la moitié, surtout dans l’Est.
- Emportez une veste imperméable, des chaussures adhérentes et plusieurs couches chaudes.
- Ne quittez jamais un sentier balisé pour une photo : les sols volcaniques sont fragiles.
- Prévoyez une journée flexible si vous voyagez en automne, en hiver ou au printemps.
Pour d’autres récits, des méthodes de préparation et des idées d’itinéraires sur mesure, retrouvez nos sélections sur notre page d’accueil. L’objectif n’est pas de collectionner les kilomètres, mais de construire un voyage qui laisse de la place à la météo, aux rencontres et aux détours inattendus.